Montpellier, 3h.
22 mai 2008 17:58 | Insomniaque | 1 commentaire
Comme le dit si bien Justin(e), « le soir quand je m’endors j’ai plein d’idées, le lendemain matin je ne me souviens plus de rien ». Alors je me force à écrire. Ça ne vaudra pas les articles acides et poétiques de Mathieu, mais il faut que ça sorte (oui ctb).
Ça faisait longtemps que je n’étais pas rentrée à pieds, toute seule. Il est trois heures du matin. Et comme une personne normalement constituée, j’écoute ma nouvelle playlist. Pour marcher en rythme et surtout, pour me sentir moins seule. J’ai perdu l’habitude, je rase les murs, j’ai peur même de mon ombre et des couinements de mes converses. Je regrette d’avoir encore raté le dernier tram. Je change de trottoir dès que je vois une silhouette. Je ne suis pas superstitieuse, mais je frotte mon œil de Ste Lucie en espérant qu’il ne se passe rien, qu’ils ne soient pas tordus, drogués ou bourrés. Maintenant que j’écris ça, je me rends compte à quel point je suis pathétique. De toutes manières, ces merdes, ça n’arrive qu’aux autres. Ou aux filles qui s’inventent des vies. Je crois que je suis trop fatiguée pour continuer à me faire peur. J’écoute les paroles des chansons. C’est toujours la même chose : l’amour c’est bien, tu me manques, tu ne m’aimes plus, tu m’as trahis, je suis triste. Putain j’en ai marre ; marre de ces random guys, des histoires sans intérêt et de ces faits tellement bons qu’ils doivent rester secrets.
1 commentaire à cet article.
Toi aussi tu es abonnée au rantrage à pieds ?
Moi pour m'occuper sur le trajet j'imagine tout ce qui peut se passer au prochain coin de rue.
Une jeune fille en détresse que je vais secourir, une voiture qui va me renverser, un extra-terrestre qui va se poser...
Ouais je sais, je suis fou.